Alain Villa : la passion de l’image

Alain Villa : la passion de l’imageCe sont des études d’architecture qui ont mené à Strasbourg, en 1968, ce Niçois d’origine italienne. Depuis, son travail photographique a fait l’objet d’une soixantaine d’expositions en Alsace. En 2000, au tournant du 3ème millénaire et de la cinquantaine, Alain Villa, artiste multicartes (photographie, arts graphiques, poésie), reprend une formation d’infographie et multimédia. Avec toujours la même passion de l’image. Rencontre.

Tandis qu’un orage d’été aussi soudain que bienvenu rafraîchit d’un coup l’atmosphère étouffante de cet après-midi d’août, Alain Villa nous reçoit très simplement autour d’un café dans son appartement du centre-ville transformé en atelier d’artiste. C’est ici que cet ancien étudiant en architecture a posé ses valises, il y a près de 45 ans.

« Strasbourg est une ville très intéressante, aussi bien sur le plan culturel que relationnel. Voilà pourquoi j’y suis resté ! A l’époque, je travaillais pour des cabinets d’architecture, pour qui je réalisais maquettes, dessins et photos. »

Petit à petit la photographie s’impose comme le média de prédilection de ce passionné d’image, de scénographie, de peinture, de graphisme et de poésie.

Lorsqu’il s’installe comme artisan photographe en 1988, sa mère lui envoie plusieurs négatifs d’images des années 60 : « je n’avais aucun souvenir de ces photos de famille que j’ai commencé à faire à l’âge de 10 ans. »

Les images, superbes, réalisées à l’époque par un petit Starlet flash format 4X4, frappent par leur qualité esthétique et par leur sens aigu du cadrage et de la composition. Alain Villa les développe. Elles feront l’objet de l’exposition Ritalomania à la Librairie Kléber.

À l’orée de l’an 2000, il reprend des études et se lance dans une formation PAO-multimédia.

« À cinquante ans, j’ai découvert un milieu que je ne connaissais pas. Avant, j’étais papier, crayon et argentique. Aujourd’hui, je ne travaille plus qu’en numérique, je sais transformer, modifier, agrandir, recomposer, assembler les images… »

Après plusieurs dizaines d’expositions sur différents thèmes, il poursuit aujourd’hui ses recherches artistiques en explorant deux voies : d’un côté le « street art », scènes de rue, instants d’une époque, dans l’esprit de Boubat, Doisneau, Cartier-Bresson et, de l’autre, l’art graphique, avec des images plus travaillées qui mêlent photo et graphisme, comme une série très appréciée, Fantasia, exposée à l’Espace Insight en 2010.

Réalisme et onirisme : les deux extrêmes s’harmonisent parfaitement chez Alain Villa, à l’image de ce violent orage d’été qui vient de laisser place à un doux soleil…

Alain Villa – photographie, art plastique, poésie

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