Ce qu’apporte l’expérience Kaps

Kaps : Kezako ?

L’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (AFEV) a imaginé le concept de colocation solidaire (à partir d’une expérience belge) et a lancé les Kaps (« Kolok’ A Projets Solidaires ») en 2010 dans les quartiers populaires de plusieurs grandes villes de France.

Ce qu'apporte l'expérience Kaps

Colocation solidaire ? Elle fait rimer citoyenneté, solidarité et lutte contre les inégalités. Comment ? En faisant se rencontrer des étudiants et des jeunes rencontrant des difficultés scolaires ou sociales. Ce dispositif a pour acteurs des étudiants (les Kapseurs) qui vivent en colocation dans un quartier populaire et qui mènent un projet de solidarité avec et pour les habitants.

Qu’apportent les Kaps ?

Rendre les jeunes autonomes et acteurs de la société

Pour Joëlle Bordet, qui les a étudiés pour le compte de l’Afev, les Kaps sont une expérience d’éducation populaire : il y a un souci de l’accueil des jeunes adultes, or les jeunes adultes demandent à être accueillis par les adultes. Et, si l’on veut que les jeunes adultes deviennent des démocrates, autonomes pour avoir de quoi vivre, et des acteurs de la société, il faut des adultes et organisateurs sociaux qui les accueillent et qui leur permettent d’exercer cette possibilité de leur autonomie.

Une expérience singulière

Les analyses menées dans les Kaps (notamment via les entretiens menés avec les Kapseurs) montrent à quel point c’est une expérience singulière et très importante pour beaucoup de jeunes car il y a peu d’organisateurs sociaux qui permettent aux jeunes d’éprouver qu’ils sont utiles pour les autres, intéressants, qu’ils savent transformer le monde, qu’ils ont des choses à proposer.

Des rencontres avec l’autre

C’est aussi une rencontre avec l’autre : la plupart des jeunes débarquent pour la première fois dans un quartier populaire, quartier dans lequel ils ont un rôle qui leur permet de rencontrer les habitants. Au-delà de l’autonomie, l’expérience KAPS est d’abord une expérience de rencontre, avec un milieu social différent, ce qui est très important aujourd’hui dans notre société.

Du point de vue des quartiers : créer du lien social

Pour les habitants des quartiers et les responsables locaux, les jeunes apportent quelque chose à leur insu en termes de lien social (ils viennent de l’extérieur, et ils « font circulation » entre la ville, l’université et le quartier). Le fait que les jeunes soient des circulants permet de lutter contre la ségrégation sociale et spatiale. Les Kapseurs ne sont d’ailleurs pas les seuls circulants : les jeunes des quartiers d’habitat social aussi circulent ! Et cette circulation favorise le lien social.

Une expérience à portée démocratique !

Lorsqu’on est Kapseur, on n’est pas que dans son logement (l’endroit où l’on habite, mange, dort…), on est aussi dans un quartier ! C’est une expérience avec une vraie portée démocratique !

En Alsace, Domial s’engage pour la colocation solidaire

Domial propose depuis 2016 des logements en colocation solidaire, en partenariat avec l’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville. Nous vous en avions parlé dans cet article.

 

Vous pouvez consulter les vidéos de Joëlle Bordet qui ont servi à la rédaction de cet article : https://youtu.be/epwv0G00nJ4, https://youtu.be/mqFzaxD1yiY et https://youtu.be/7zoZR7Iq4QE.

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